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Entretien / Seydou Dabonné, président de Côte d'Ivoire Judo « Aujourd'hui, la crise est derrière nous et Côte d'Ivoire Judo est tournée vers l'avenir »

La Fédération ivoirienne de judo a récemment adopté de nouveaux statuts et changé de dénomination pour devenir "Côte d'Ivoire Judo". Son président, Seydou Dabonné, revient sur cette réforme, évoque les performances des judokas ivoiriens et dévoile les ambitions de la fédération.

Vous venez d'achever le processus de révision des textes de la Fédération. Que faut-il retenir de cette étape ?

Il faut retenir que Côte d'Ivoire Judo est désormais en parfaite conformité avec les dispositions de la loi de 2014 et de l'ordonnance de 2024 relatives aux fédérations sportives. Cette réforme s'est déroulée dans un climat serein, sous la supervision du ministère des Sports, du Comité national olympique ainsi que des représentants de la Fédération internationale et de l'Union africaine de judo. Les nouveaux textes ont été adoptés à l'unanimité. Nous avons également officialisé notre nouvelle dénomination : Côte d'Ivoire Judo. C'est une étape importante qui consolide notre gouvernance et nous permet de poursuivre notre développement dans un cadre juridique clair.

Peut-on considérer que les tensions appartiennent désormais au passé ?

Oui. Pour nous, la crise est pratiquement terminée. Les recommandations formulées par les différentes instances ont été mises en œuvre à travers le comité ad hoc chargé de la révision des textes. Aujourd'hui, notre fédération est reconnue par les instances nationales et internationales. Nous préférons désormais concentrer toute notre énergie sur le développement du judo plutôt que sur les polémiques.

Malgré ce contexte, le judo ivoirien continue de briller sur la scène africaine. Êtes-vous satisfait des derniers résultats ?

Absolument. Nous revenons d'Afrique du Sud avec quatre médailles, dont trois en or et une en bronze, remportées par nos juniors. Ces performances confirment que notre stratégie de formation porte ses fruits. Nous avons fait le choix d'investir dans les jeunes, notamment les catégories minimes, cadets et juniors, afin d'assurer la relève. Ces résultats sont encourageants, mais ils ne constituent qu'une étape. Nous devons poursuivre le travail.

Quelles sont les grandes priorités de Côte d'Ivoire Judo pour les prochaines années ?

Notre priorité est de bâtir un judo solide et durable. Nous développons la discipline à la base en l'introduisant progressivement dans les établissements scolaires et en renforçant sa présence à l'intérieur du pays. Il y a quelques années, le judo n'était pratiqué que dans deux villes. Aujourd'hui, nous sommes présents dans une quinzaine de localités. C'est cette politique de proximité qui permettra d'élargir notre vivier de talents.

Vous occupez également d'importantes responsabilités au niveau continental et national. Que représente cette reconnaissance ?

C'est avant tout une reconnaissance du travail accompli par notre équipe. J'ai eu l'honneur d'être élu à la tête de l'Union des fédérations ouest-africaines de judo, de présider la Conférence des fédérations sportives de Côte d'Ivoire et d'être nommé au sein de l'Union africaine de judo. Ces responsabilités traduisent la confiance accordée à notre gouvernance et renforcent la crédibilité de Côte d'Ivoire Judo sur la scène internationale.

Quel message adressez-vous aux acteurs du judo ivoirien et à la communauté sportive ?

Je remercie tous nos membres pour leur patience, leur maturité et leur fidélité durant cette période. Leur sérénité a permis à notre discipline de continuer à avancer. J'exprime également ma gratitude au ministère des Sports, au Comité national olympique ainsi qu'aux fédérations sœurs qui nous ont apporté leur soutien. Aujourd'hui, nous regardons vers l'avenir avec confiance. Notre objectif est clair : faire rayonner davantage le judo ivoirien en Afrique et dans le monde.

ND

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