Mondial 2026 : L'Argentine dans le viseur de la FIFA après les incidents de la finale
La défaite de l'Argentine face à l'Espagne (1-0 après prolongation), dimanche 19 juillet en finale de la Coupe du monde 2026, continue de faire des vagues. Au-delà du sacre de la Roja, les incidents survenus après le coup de sifflet final au MetLife Stadium ont attiré l'attention de la FIFA, qui a ouvert une procédure disciplinaire.
Les images ont rapidement fait le tour du monde. Au cœur de la polémique, le milieu de terrain argentin Leandro Paredes est accusé d'avoir poussé puis saisi à la gorge le défenseur espagnol Eric Garcia, avant de faire tomber Gavi et de lui toucher le visage. D'autres membres de la délégation argentine sont également mis en cause, notamment le défenseur Nahuel Molina ainsi que Roberto Ayala, entraîneur adjoint de Lionel Scaloni, impliqués dans des altercations avec des joueurs espagnols.
Selon la BBC, une information confirmée par la FIFA, la commission de discipline de l'instance a désigné un procureur spécialisé en discipline et en déontologie afin d'examiner les faits et de déterminer d'éventuelles sanctions.
Le Code disciplinaire de la FIFA, notamment son article 13 relatif aux comportements offensants et au respect des principes du fair-play, prévoit des sanctions pour tout acte portant atteinte à l'image du football ou constituant une agression envers un adversaire. Une attitude antisportive peut entraîner au minimum un match de suspension, tandis qu'une agression physique est passible d'au moins trois rencontres de suspension, voire davantage selon la gravité des faits.
Leandro Paredes pourrait ainsi écoper d'une lourde sanction si les faits sont confirmés. En 2014, Luis Suarez avait été suspendu quatre mois de toute activité liée au football après avoir mordu l'Italien Giorgio Chiellini lors du Mondial au Brésil. Si les circonstances sont différentes, ce précédent illustre la fermeté dont peut faire preuve la FIFA.
Outre les sanctions individuelles, la Fédération argentine de football (AFA) pourrait également être condamnée à une amende. Déjà sanctionnée en 2022 à hauteur de 21 500 euros pour des célébrations jugées offensantes après son sacre mondial, l'Albiceleste est une nouvelle fois sous surveillance. La FIFA examine également l'affichage d'une banderole proclamant « Les Malouines sont argentines » après la demi-finale contre l'Angleterre, un nouvel épisode qui pourrait alourdir le dossier disciplinaire de la sélection sud-américaine.
Noah Djédjé
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