Football ivoirien : Les clubs amateurs réclament une place à la table des décisions
Les clubs amateurs montent au créneau. Réunis au sein du Collectif des clubs ivoiriens de football amateur (CIFA), ils ont adressé un mémorandum à la Fédération ivoirienne de football (FIF) et au ministère en charge des Sports pour réclamer une réforme en profondeur de la gouvernance du football amateur. À travers ce document, ils entendent surtout obtenir une meilleure reconnaissance du rôle joué par les clubs de base dans l’écosystème du football ivoirien.
Au cœur de leurs revendications figure la réforme des catégories de membres de la FIF. Le CIFA souhaite que tous les clubs affiliés puissent, sous certaines conditions, accéder au statut de membre actif. Il propose également la création d’un Collège national du football amateur, avec des représentants élus appelés à siéger dans les instances décisionnelles.
Le collectif réclame par ailleurs une représentation plus équilibrée des différentes composantes du football. Des sièges réservés au football féminin, mais aussi une place pour le futsal et le beach soccer, sont ainsi préconisés dans les organes délibérants de la Fédération.
Sur la question du droit de vote, le CIFA veut mettre fin à ce qu’il considère comme des critères insuffisamment adaptés. Il propose de prendre en compte des éléments objectifs tels que l’affiliation continue, la participation régulière aux compétitions, la conformité administrative et le respect des règlements fédéraux.
Le volet financier occupe également une place importante dans le mémorandum. Les clubs amateurs demandent une révision progressive du coût des licences, avec des mesures spécifiques en faveur des jeunes et du football féminin. Ils souhaitent aussi une révision périodique des droits d’engagement, modulés selon les catégories de compétition.
Autre proposition majeure : la création d’un Fonds national de développement du football amateur, destiné à financer les clubs de base, la formation des jeunes et les projets de développement local.
Enfin, le CIFA plaide pour davantage de dialogue et de transparence, à travers notamment un Conseil consultatif du football amateur et des critères publics d’attribution des aides.
Pour les clubs amateurs, cette démarche ne se limite donc pas à une revendication institutionnelle. Elle vise à réhabiliter et reconnaître les clubs de base, considérés comme le socle de la formation, de la détection et du développement du football ivoirien. Le collectif propose ainsi une feuille de route allant de la mise en place d’une commission de réforme à l’adoption de nouveaux statuts par une Assemblée générale extraordinaire. Réhabiliter les clubs de base, c’est, selon le CIFA, consolider les fondations du football ivoirien.
Noah Djédjé
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