Bazoumana Touré, attaquant de Newcastle : « Je veux montrer que je mérite ma place en sélection »
Vous rejoignez Newcastle un grand club en Angleterre. Comment votre famille, vos proches, ont-ils réagi à votre arrivée en Premier League ?
J’ai directement appelé ma famille et ils étaient très contents. Ils ont découvert la nouvelle avec beaucoup de joie. De mon côté, j’étais très heureux et très ému de venir à Newcastle et de commencer le championnat avec eux. Dès que Newcastle a manifesté son intérêt pour moi, j’ai compris que c’était une belle opportunité. Tout le monde m’a accueilli comme un frère, comme un petit frère. Je me sens vraiment bien ici.
Vous arrivez à Newcastle avec beaucoup d’ambition, mais aussi à un jeune âge. Que représente cette étape pour vous ?
C’est une grande responsabilité pour moi d’être ici à mon âge. Beaucoup de joueurs sont passés par là avant moi, et je dois maintenant continuer à avancer et à montrer l’exemple à ceux qui arrivent derrière moi. Je dois travailler, apprendre et progresser chaque jour pour être à la hauteur de cette responsabilité.
Quel regard portez-vous sur votre parcours et notamment sur l’évolution que vous avez connue ces dernières années ?
Au début, c’était un peu compliqué. Mais la saison qui a suivi, nous avons réalisé une très bonne saison en Allemagne et, au final, j’estime avoir fait un très bon parcours. J’ai beaucoup appris en jouant dans différents championnats. Cela m’a notamment permis de progresser techniquement, mais aussi dans mes prises de décision, mes déplacements et mes derniers gestes. Tout cela m’a beaucoup aidé à grandir en tant que joueur.
Qu’est-ce qui vous a permis de franchir les différentes étapes de votre carrière ?
Pour moi, je dirais que c’est d’abord l’envie. C’est l’envie, la mentalité et la détermination. Ce n’est vraiment pas facile de quitter son pays pour aller dans un autre pays, voire sur un autre continent. Mais avec l’envie, la détermination et la volonté, on peut surmonter beaucoup de difficultés. Il faut toujours travailler et donner tout ce qu’on peut.
Votre formation à l'Académie de l'Asec Mimosas a-t-elle joué un rôle important dans votre progression ?
Oui, énormément. L’académie m’a beaucoup apporté.
C’est une académie qui forme de très bons joueurs en Afrique de l’Ouest. Mais le travail y est aussi très difficile. Une fois que tu entres à l’académie, il faut travailler très dur. Lorsque tu as été bien formé et bien encadré, tu as déjà les bases pour réussir dans le football. Mais il faut ensuite avoir l’envie et la détermination pour continuer à progresser.
Quels conseils avez-vous reçus de vos entraîneurs et formateurs ?
Quand j’étais à l’académie, on me disait de faire ce que je savais faire, de ne pas avoir peur de jouer comme je le voulais et de rester moi-même sur le terrain.
Ces conseils m’ont beaucoup aidé. Ils m’ont permis de prendre confiance et de continuer à développer mon jeu.
Vous avez également connu vos premières expériences avec la sélection nationale. Que représente le fait de jouer pour la Côte d’Ivoire ?
J’ai été très, très ému. C’était ma première Coupe du monde et, lorsque j’y suis allé, j’étais extrêmement heureux.
Mais parfois, les choses ne se passent pas comme on le souhaite. C’est aussi cela, le football. On peut gagner, on peut perdre. Le plus important, c’est de toujours travailler et d’avancer.
Vous avez une pensée particulière pour ceux qui vous ont accompagné dans vos premiers pas en sélection ?
Je remercie toujours ceux qui m’ont donné cette chance, parce que c’est grâce à eux que j’ai connu mes premiers pas en sélection. Je veux parler du coach Emerse Faé. Je lui serais toujours reconnaissant, même s'il n'est plus là. Ils m’a permis de vivre quelque chose de très important dans ma carrière : porter pour la première fois le maillot de la Côte d’Ivoire.
Un nouveau sélectionneur est arrivé sur le banc des Éléphants en la personne de Hervé Renard. Comment abordez-vous vos prochaines convocations sous sa direction ?
On le connaît depuis longtemps. Il a remporté la CAN 2015 avec des anciens, des cadres depuis les campagnes précédentes, notamment ceux qui ont remporté des titres avec la sélection. À la prochaine trêve internationale, j’espère donner le meilleur de moi-même pour qu’il soit satisfait de mes performances et surtout qu’il soit fier de moi. Je veux continuer à travailler, à progresser et à montrer que je mérite ma place en sélection.
Retranscrite par ND
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