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Ange-Yoan Bonny : L’efficacité à l’Inter, le doute avec les Éléphants

Brillant en sortie de banc avec l’Inter Milan, Ange-Yoan Bonny peine encore à transposer son efficacité en sélection. Entre un rôle de joker qu’il assume en club et des difficultés à s’imposer avec les Éléphants, l’attaquant ivoirien est confronté à un contraste qui interroge.

Ange-Yoan Bonny a beau avoir trouvé le chemin des filets en Ligue des champions, il n’a pas pu empêcher la défaite de l’Inter Milan face au Club Bruges (3-4), mardi. Entré à la 78e minute à la place de Nicolò Barella, l’international ivoirien a pourtant marqué les esprits. Après avoir contribué à la construction du deuxième but intériste, inscrit par Lautaro Martinez, grâce à un décalage horizontal, il a réduit l’écart dans le temps additionnel au terme d’un slalom.

Un joker qui réclame davantage d’espace

En quelques minutes, Bonny a démontré ce qui fait sa force : puissance, capacité d’élimination et sang-froid devant le but. Avec deux réalisations en environ 145 minutes cette saison, soit un but toutes les 73 minutes, l’attaquant affiche des statistiques encourageantes. Pourtant, ses sept apparitions ont toutes débuté sur le banc, derrière la paire Lautaro Martinez-Marcus Thuram.

La Gazzetta dello Sport lui a attribué la note de 7, saluant un joueur « habile et plein de sang-froid ». Le quotidien italien souligne également sa progression et son envie de jouer davantage : « Il est en pleine progression, il réclame de l’espace. »

Avec les Éléphants, une efficacité à trouver

Le contraste est saisissant avec ses prestations sous le maillot ivoirien. Après la Coupe du monde et plusieurs rencontres des éliminatoires de la CAN 2027, Bonny n’a toujours pas ouvert son compteur avec les Éléphants. Alors qu’il était attendu comme un avant-centre puissant, capable de conserver le ballon dos au but, il peine à trouver ses repères dans l’animation offensive de la sélection.

Comment expliquer cette différence ? Le système de jeu, le positionnement, les automatismes ou encore la gestion de ses qualités peuvent constituer des pistes d’analyse. En club, son rôle de remplaçant lui permet d’exploiter les espaces et d’apporter de l’impact face à des défenses déjà sollicitées. En sélection, ses responsabilités et les conditions de son utilisation sont différentes.

À 22 ans, Bonny dispose encore d’une marge de progression importante. Le défi pour Hervé Renard sera de trouver la formule permettant de valoriser ses qualités dans le collectif ivoirien. Car si l’Inter commence à entrevoir un joker capable de changer le cours d’un match, les Éléphants attendent encore que leur avant-centre transforme son potentiel en efficacité.

Noah Djédjé

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