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Retrait de l'Élection à la FIF : Souleymane Cissé dément tout « marchandage »

Près d’une semaine après la clôture des candidatures à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Souleymane Cissé a décidé de s’expliquer. Le président du Racing Club d’Abidjan (RCA), qui avait annoncé sa candidature avant de se retirer de la course, a catégoriquement rejeté les rumeurs faisant état d’un accord négocié en coulisses.

Dans un long communiqué publié sur Facebook, le dirigeant a assuré que sa décision relevait d’un choix personnel, mûrement réfléchi et assumé. « Personne ne m’a acheté », a-t-il notamment martelé, affirmant n’avoir reçu « absolument rien » en contrepartie de son retrait.

Souleymane Cissé a ainsi démenti avoir négocié le maintien du Racing Club d’Abidjan, un éventuel poste de vice-président à la FIF ou tout autre avantage personnel. Il a également précisé n’avoir échangé avec aucun des candidats encore en lice et rejeté les propos qui lui auraient été attribués dans certains médias.

« Mon retrait n’a fait l’objet d’aucun marchandage », a-t-il insisté, précisant par ailleurs n’avoir accordé aucune interview à la presse sur sa décision.

Pour autant, ce retrait ne marque pas, selon lui, la fin de ses ambitions pour le football ivoirien. Souleymane Cissé entend continuer à défendre sa vision, notamment sur la formation, le football féminin, le développement des clubs locaux et la structuration du football à la base. « Je ne recule pas. Je choisis un chemin », a-t-il résumé.

Son désistement a profondément reconfiguré la course à la présidence de la FIF. Yacine Idriss Diallo apparaît désormais comme l’unique candidat déclaré, après le choix de Malick Tohé de soutenir le président sortant. L’élection est prévue le 12 septembre prochain à Yamoussoukro.

Élu en avril 2022, Yacine Idriss Diallo s’appuie notamment sur un bilan sportif marqué par le sacre des Éléphants à la CAN 2023, disputée en 2024 en Côte d’Ivoire, et leur qualification historique pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026.

Mais cette dynamique sportive n’a pas fait disparaître les critiques sur la gouvernance fédérale. Plusieurs clubs réclament notamment une amélioration de leurs conditions économiques et davantage de moyens. Certains ont même évoqué la possibilité de boycotter le scrutin.

À quelques semaines de l’élection, la bataille des urnes pourrait donc laisser place à un autre enjeu : celui de la confiance des clubs et de la capacité de la future équipe dirigeante à rassembler l’ensemble de la famille du football ivoirien.

Noah Djédjé

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