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Élection à la FIF : Marc Zoro a-t-il manqué de courage ?

Annoncé parmi les prétendants à la présidence de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), Marc Zoro a finalement renoncé à se présenter. Comme Souleymane Cissé, autre candidat déclaré, l’ancien international ivoirien a jeté l’éponge, laissant le président sortant, Yacine Idriss Diallo, seul en lice pour le scrutin du 12 septembre prochain.

Une issue qui a suscité de nombreuses interrogations sur les raisons profondes de ces désistements. Interrogé sur les circonstances de son retrait, Marc Zoro est resté particulièrement prudent, livrant quelques éléments de réponse sans toutefois lever le voile sur les véritables motivations de sa décision.

« Les choses ne se sont pas passées comme on le souhaitait »

L’ancien défenseur des Éléphants a d’abord reconnu avoir nourri, de longue date, l’ambition de diriger l’instance faîtière du football ivoirien. « Je vais vous décevoir un peu, parce que je vais glisser là-dessus. Je ne vais pas entrer dans les détails, parce que ce sont des choses qui restent, je peux le dire, un peu secrètes », a-t-il expliqué.

Marc Zoro assure néanmoins que son ambition était réelle et qu’il souhaitait mettre son expérience au service du football ivoirien. « J’ai toujours eu envie, un jour, d’être à cette place-là pour pouvoir développer le football ivoirien et apporter ma contribution », a-t-il confié.

Mais entre les ambitions affichées et la réalité du processus électoral, le scénario a finalement été différent. « Les choses ne se sont pas passées comme on le souhaitait. C’est un peu délicat et j’espère que les choses vont s’arranger », a-t-il ajouté, sans davantage de précisions.

Une fusion envisagée entre les candidats

Sur les raisons de son retrait, Marc Zoro a évoqué la nécessité de trouver un terrain d’entente entre les différents prétendants. « Au départ, nous étions trois candidats à la candidature : le président sortant, mon frère Souleymane Cissé et moi-même », a-t-il rappelé.

Selon lui, des discussions avaient été engagées autour d’une éventuelle fusion. « Il était important qu’il puisse y avoir une fusion, soit avec mon frère Souleymane, soit avec certaines personnes », a-t-il indiqué.

Mais l’ancien international préfère conserver le silence sur les contours de ces négociations. « Je vais rester un peu secret sur cette histoire, parce que c’est quand même délicat », a-t-il insisté.

« Les financements étaient là »

Marc Zoro a par ailleurs écarté l’hypothèse d’un retrait motivé par des difficultés financières. Il affirme que son projet bénéficiait de soutiens et que les moyens nécessaires avaient été réunis.

« Les financements étaient là. Tout était réuni. Nous avions travaillé sur le projet pendant deux ans. Nous avions beaucoup échangé et tout était pratiquement prêt », a-t-il révélé.

Reste donc une part d’ombre autour de ce retrait. Alors que Yacine Idriss Diallo se retrouve désormais sans concurrent déclaré, Marc Zoro maintient le mystère sur les véritables raisons qui l’ont conduit à renoncer. « Vous voulez forcément me faire parler, mais ça va être difficile », a-t-il conclu.

Noah Djédjé

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